Les élève du cycle 3 sur les traces de la guerre 39-45

20/5/2026

Au cycle 3, comment appréhender la guerre 39-45 à partir d’un patrimoine historique de proximité ?

Des documents d'époque complètent la visite du site

Récemment, le élèves du cycle 3 de Mackenheim ont eu l’occasion d’aller à la rencontre des traces encore perceptibles dans le village de la guerre 39-45. Et c’est lors d’un parcours élaboré par Patrick Reinbold et Jean Dreyer qu’ils ont pu appréhender cette période à partir d’un patrimoine historique de proximité.

Première étape de cette immersion dans le Mackenheim des années de guerre : l’ancien restaurant à la Couronne et son abri bétonné attenant qui servirent de QG aux militaires qui avaient en charge la défense du village.

De là, ils se rendirent au bloc B105, au lieu-dit « Rheinfeld » qui faisait partie des ouvrages de la ligne Maginot où, comme l’expliquait Patrick Reinbold à l’aide de documents d’archives, le lieutenant René Senter est tué le 15 juin 1940 lors d’une tentative de reprise du « Bunker » aux allemands.

Visite de la ferme héréditaire (Erbhof) de Jean-Luc Mathis

De retour au village, ils s’arrêtèrent devant la ferme de Jean-Luc Mathis qui est l’exemple parfait de ce qu’on appelle un « Erbhof », la ferme héréditaire construite par l’occupant en 1943 en lieu et place des bâtiments détruits en 1940.

Quant au sort réservé à la communauté juive du village, il a été évoqué rue de Wyhl, devant ce qui fut la maison de René Weill devant laquelle des « Stolpersteine » rappellent la déportation et l’assassinat de personnes natives de Mackenheim.

Les enfants devant le monument aux morts

En fin d’après-midi, c’est devant l’ancien monument aux morts, à l’arrière de l’église, que les enfants prirent connaissance des noms des 4 victimes de ce conflit tombées sous l’uniforme français en 1940 et des 16 victimes, incorporées de forces sous l’uniforme allemand.

Comme nous l’a confié l’enseignante, Maude Camus, « en s’appuyant sur ce patrimoine de proximité, je cherche à faire du lien, à donner du sens aux programmes de l’Éducation Nationale mais aussi à faire en sorte que mes élèves deviennent à leur tour les mémoires vivantes de ces lieux ».